Victimes de violences conjugales, sexuelles ou sexistes
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Les violences conjugales, sexuelles et sexistes laissent des traces qui ne se voient pas toujours, et des procédures qui, sans accompagnement, intimident plus qu'elles ne protègent. Témoigner, porter plainte, affronter une confrontation, témoigner à l'audience : chaque étape demande d'être préparée, portée, défendue. Une avocate à vos côtés change la manière dont votre parole est reçue — et la manière dont la justice vous répond.
J’accompagne les femmes et les personnes victimes de ces violences, et je travaille aux côtés des associations qui les soutiennent — notamment Culture Égalité, le Mouvement du Nid, l'Assoka, et la Maison des femmes de Martinique, dont je suis membre du conseil d'administration.
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Violences physiques, psychologiques, économiques, administratives, ou sexuelles commises par un·e conjoint·e, ex-conjoint·e, ou membre de la famille. Le dépôt de plainte n'est qu'une première étape : la procédure pénale s'articule avec la demande d'ordonnance de protection devant le·la juge aux affaires familiales, les mesures d'éloignement, les interdictions de paraître, le téléphone grave danger, le bracelet anti-rapprochement. Je coordonne l'ensemble.
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Viol, agression sexuelle, atteintes sexuelles, harcèlement sexuel, exhibition, corruption de mineur·e. Ces infractions obéissent à des règles particulières de prescription — notamment allongées pour les faits commis sur des mineur·es — et permettent la constitution de partie civile dans des conditions favorables à la victime. Je construis le dossier, prépare l'audition, et porte votre voix devant la juridiction saisie.
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Ces infractions ouvrent un double contentieux : pénal pour sanctionner les auteur·es, prud'homal pour obtenir réparation auprès de l'employeur·euse qui n'a pas protégé. J'articule les deux volets et oriente vers un·e confrère·sœur spécialisé·e en droit social si nécessaire.
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Pour les proches des victimes de féminicide, la procédure est à la fois un outil de justice et un temps de reconstruction. J'accompagne les familles constituées parties civiles du début de l'information judiciaire jusqu'à l'audience devant la cour d'assises.
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Lorsque votre sécurité est en jeu, l'ordonnance de protection devant le·la juge aux affaires familiales permet d'obtenir en quelques jours l'éloignement de l'auteur·e, l'attribution du logement, des mesures sur les enfants. Je rédige la requête, je rassemble les pièces, et je plaide à l'audience.
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Une condamnation pénale ne suffit pas à recevoir l'argent dû. Je saisis la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI) ou le fonds de garantie SARVI, qui versent l'indemnisation sans attendre que l'auteur·e ne paie. Beaucoup de victimes ignorent ces dispositifs ; ils transforment une victoire judiciaire en réparation concrète.
Ce que vous devez savoir
L’aide juridictionnelle
Les personnes aux ressources modestes peuvent bénéficier de l'aide juridictionnelle, qui couvre tout ou partie des frais d'avocate. Pour les victimes de crimes, l'aide juridictionnelle est de droit et donc, accessible sans condition de ressources. Je vous accompagne dans les démarches dès le premier rendez-vous.
La prescription
Les délais de prescription varient selon la nature des faits et l'âge à l'époque. Pour les faits commis sur des mineur·es, la prescription peut courir jusqu'à trente ans après la majorité pour les infractions les plus graves. Même lorsque les faits sont anciens, la porte judiciaire n'est pas toujours fermée.
Le respect du secret et du rythme
Tout ce qui est dit au cabinet relève du secret professionnel. Vous n'êtes jamais obligé·e de parler de ce que vous ne voulez pas aborder. Les décisions — déposer plainte, se retirer, poursuivre — vous appartiennent à chaque étape. Mon rôle est de vous éclairer, pas de décider à votre place.