Accompagnement des victimes

  • Être victime d'une infraction pénale, c'est souvent affronter seul·e une procédure longue, technique, parfois intimidante. La présence d'un·e avocat·e n'est pas obligatoire, mais elle change profondément la manière dont votre parole est entendue, vos droits défendus, et votre préjudice reconnu et réparé.

    J'accompagne les victimes d'infractions en Martinique à chaque étape de leur parcours judiciaire — du premier dépôt de plainte jusqu'à l'indemnisation définitive.

  • Je vous assiste pour rédiger et déposer votre plainte : plainte simple auprès du·de la Procureur·e de la République, ou plainte avec constitution de partie civile directement auprès d'un·e juge d'instruction lorsqu'une première plainte est restée sans réponse ou que les faits justifient une ouverture d'information immédiate. Le choix de la voie conditionne la vitesse et la profondeur de la procédure.

  • Dans les affaires les plus sensibles, ma présence lors des auditions en gendarmerie ou en commissariat de police fait une différence concrète : préparation de l'entretien en amont, prise de notes, observations consignées au procès-verbal, vigilance sur les formulations retenues. La qualité d'une audition initiale pèse ensuite sur toute la procédure.

  • Devant le tribunal correctionnel, la cour criminelle ou la cour d'assises, je porte votre voix : je demande la déclaration de culpabilité de l'auteur·e, je chiffre et argumente votre préjudice, et je sollicite les mesures nécessaires à votre protection si elles sont encore utiles (interdictions de paraître, interdiction d'entrer en contact).

  • Obtenir la condamnation de l'auteur·e ne garantit pas le versement effectif des dommages-intérêts. Je saisis, lorsque les conditions sont réunies, la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI), qui peut vous allouer une indemnisation rapidement et sans attendre le règlement par l'auteur·e. À défaut, ou en complément, je mobilise le fonds de garantie SARVI. Ces dispositifs sont souvent méconnus ; ils transforment pourtant une victoire judiciaire théorique en réparation concrète.

Ce que vous devez savoir

L’aide juridictionnelle

Sous conditions de ressources, l'État peut prendre en charge tout ou partie de vos frais d'avocat·e au titre de l'aide juridictionnelle. Je vous renseigne sur votre éligibilité et vous accompagne dans les démarches dès le premier rendez-vous.
Dans une procédure criminelle, l’aide juridictionnelle vous est tout le temps accordée : c’est de droit.

Les délais à ne pas manquer

La prescription de l'action publique dépend de la nature de l'infraction — six ans pour un délit, vingt ans pour un crime, avec des règles particulières pour les infractions commises sur des mineur·es. Il est toujours préférable de consulter rapidement, mais il n'est souvent pas trop tard : chaque situation mérite un examen précis.