Vaïté Corin.Avocate à la Cour
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Droit des étranger·e·s

Obtenir ou renouveler un titre de séjour

Savoir quel titre demander, déposer dans les délais, réunir les preuves attendues et contester un refus.

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01Titres

Quel titre pour quelle situation

Le titre auquel vous pouvez prétendre dépend de ce qui vous rattache à la France, pas de ce que vous demandez. Déposer sur le mauvais fondement fait perdre des mois.

Articles L. 421-1 et suivants, L. 423-1 et suivants, L. 426-1 et suivants et L. 435-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Votre situationLe titreDurée
Vous êtes marié·e à un·e Français·eVie privée et familiale, puis carte de résident après trois ans1 an
Vous êtes parent d’un enfant françaisVie privée et familiale, puis carte de résident après trois ans1 an
Vous vivez en France depuis des années, sans titreAdmission exceptionnelle au séjour1 an
Vous travaillez dans un métier en tensionAdmission exceptionnelle, voie « métiers en tension »1 an
Vous êtes reconnu·e réfugié·eCarte de résident de plein droit, dans les trois mois10 ans
Vous séjournez régulièrement depuis cinq ansCarte de résident longue durée-UE10 ans

Avant toute démarche, une question décide de tout : avez-vous déjà fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire ? Depuis la loi du 26 janvier 2024, une mesure non exécutée peut à elle seule fonder un refus. Le ministère demande aux préfectures de retenir une ancienneté de trois ans.

Les titres délivrés sans condition de durée de séjour

Certaines situations ouvrent droit à une carte de dix ans sans avoir à justifier d’années de présence : réfugié·es et membres de leur famille, apatrides après quatre ans, bénéficiaires de la protection subsidiaire à l’expiration de leur carte, enfants étrangers de Français·es, ascendant·es à charge d’un·e Français·e ou de son conjoint·e, titulaires d’une rente d’accident du travail d’au moins vingt pour cent et leurs ayants droit, ancien·nes combattant·es et légionnaires, victimes de traite ou de proxénétisme après condamnation définitive de l’auteur·e, victimes de violences conjugales, jeunes né·es en France ayant vocation à la nationalité.

Ce qui bloque, quel que soit le titre demandé

Trois obstacles s’opposent à toute délivrance : une menace pour l’ordre public, une situation de polygamie, et une condamnation pour des violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sur un enfant de moins de quinze ans.

02Délais

Déposer, renouveler, et les délais qui piègent

Un titre ne se renouvelle pas tout seul, et le jour où il expire, tout change. La date de dépôt est ce qui vous protège.

Articles L. 433-2, L. 433-3, L. 433-3-1, R. 431-5, R. 431-8 et R. 432-1 du CESEDA.

01120e jourOuverture du dépôt en ligne avant expiration
0260e jourDernier jour pour déposer en ligne
03ExpirationVos droits sont maintenus trois mois
046 mois aprèsAu-delà, les conditions d’entrée sont réexaminées
054 moisSans réponse, la demande est rejetée
La fenêtre de dépôt, autour de la date d’expiration Dépôt en ligne Dépôt papier Vos droits sont maintenus Conditions d’entrée réexaminées 120 j 60 j + 3 mois + 6 mois Expiration du titre Repères comptés en jours avant, puis en mois après l’expiration. Pendant les trois mois qui suivent l’expiration d’une carte de résident, le titre périmé prouve encore la régularité du séjour. Au-delà de six mois, les conditions d’entrée en France sont réexaminées, visa compris.

Le dépôt par le téléservice s’effectue entre le cent vingtième et le soixantième jour précédant l’expiration. Hors téléservice, il s’effectue dans les deux derniers mois.

Pendant les trois mois qui suivent l’expiration de votre carte de résident, le titre périmé justifie encore la régularité de votre séjour : vous conservez vos droits sociaux et le droit de travailler. Passé ce délai, plus rien ne vous couvre.

Si vous avez déposé en retard

Un renouvellement demandé hors délai vous place en situation irrégulière, et vous ne pouvez plus prétendre au renouvellement de plein droit : la préfecture retrouve son pouvoir d’appréciation. Un droit de visa de régularisation de cent quatre-vingts euros est dû, sauf force majeure ou visa encore valide.

Et si plus de six mois se sont écoulés depuis l’expiration, vous devez à nouveau justifier des conditions d’entrée en France, visa compris. C’est le point de bascule le plus coûteux de toute la matière.

Vivre hors de France sans perdre son titre

Depuis le 28 janvier 2024, le renouvellement d’une carte de résident suppose que la France soit votre résidence habituelle : le centre de vos intérêts privés et familiaux doit s’y trouver, et vous devez y avoir séjourné au moins six mois par année civile au cours des trois dernières années. Cette condition ne s’applique ni aux réfugié·es, ni aux titulaires de la carte de résident longue durée-UE.

Au-delà, la carte de résident est périmée après plus de trois années consécutives hors de France. Pour la carte longue durée-UE, la péremption intervient après trois ans hors de l’Union européenne, six ans hors de France, ou si vous obtenez ce statut dans un autre État membre. La possibilité de faire prolonger ce délai en le demandant avant le départ a été supprimée en 2024.

Un simple aller-retour de quelques jours suffit à interrompre le décompte, à condition que le centre de vos intérêts n’ait pas été transféré à l’étranger.

Si la préfecture ne répond pas

Le silence gardé pendant quatre mois vaut refus. Ce refus implicite peut être contesté, mais il faut alors demander la communication des motifs, faute de quoi son absence de motivation ne suffit pas à le faire annuler.

Lorsque la prise de rendez-vous en ligne est impossible, le juge peut ordonner à la préfecture de vous en fixer un. L’urgence n’est toutefois présumée qu’en renouvellement : pour une première demande de régularisation, il faut démontrer des circonstances particulières, et l’issue reste très incertaine. Conservez toutes vos captures d’écran datées.

03Régularisation

Faire régulariser sa situation

La régularisation n’est pas un droit. C’est une faveur que la préfecture peut accorder, et le juge ne censure que l’erreur manifeste. Cela ne veut pas dire qu’un dossier ne se construit pas.

Articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA. Circulaire du 23 janvier 2025, qui a abrogé la circulaire du 28 novembre 2012.

Voie générale

  • Considérations humanitaires ou motifs exceptionnels
  • Aucune durée de présence fixée par un texte
  • Sept ans de présence considérés comme un indice d’intégration
  • Carte vie privée et familiale, salarié ou travailleur temporaire

Voie métiers en tension

  • Douze mois de travail sur les vingt-quatre derniers
  • Occuper actuellement un emploi de la liste
  • Trois années de résidence ininterrompue
  • Demande déposée par vous seul·e, sans votre employeur·se

Les critères que tout le monde connaît encore, cinq ans de présence et huit fiches de paie sur les douze derniers mois, n’existent plus : la circulaire qui les posait a été abrogée le 23 janvier 2025. La nouvelle circulaire ne fixe aucun critère chiffré, et recentre la régularisation par le travail sur les métiers en tension.

Prouver votre présence, mois par mois

Les preuves attendues sont plus souples que ne le disent les préfectures. Ont été admis par les juridictions : ordonnances cachetées par la pharmacie, feuilles de soins, quittances de loyer, attestations d’aide médicale d’État, factures d’électricité, contrats d’assurance habitation, attestations d’associations et d’accueil de jour, reçus de transferts d’argent tamponnés, licence sportive, congés intempéries du bâtiment.

Ont été écartés : les relevés bancaires produits seuls, et les enveloppes adressées chez la personne qui vous héberge. Les périodes de détention, de contrôle judiciaire avec interdiction de sortie ou de surveillance électronique ne sont pas comptabilisées, parce qu’elles ne résultent pas d’un choix.

Visez une pièce par mois. Un trou de plusieurs mois sera lu comme un départ de France, et fera repartir le décompte de votre présence.

Régulariser par le travail

Une promesse d’embauche ou un contrat à durée indéterminée ne suffisent jamais à eux seuls à constituer un motif exceptionnel. La rémunération doit atteindre au moins le SMIC ou le minimum conventionnel, plusieurs contrats pouvant être cumulés. Les critères d’adéquation entre la personne et le poste, et ceux tenant aux diplômes, ont été abandonnés en 2021.

Dans la voie des métiers en tension, la demande est déposée par vous seul·e, sans que votre employeur·se ait à remplir quoi que ce soit, et c’est vous qui sollicitez l’autorisation de travail. Si le dossier est complet, un récépissé vous autorisant à travailler est délivré, et l’instruction est annoncée en quatre-vingt-dix jours. Les périodes travaillées sous statut étudiant, saisonnier, sous attestation de demande d’asile, ou comme auto-entrepreneur, ne comptent pas.

Ce dispositif est prévu jusqu’au 31 décembre 2026. La liste des métiers résulte de l’arrêté du 21 mai 2025 et varie selon les régions.

Après dix ans de présence, une garantie s’ouvre

Lorsque vous justifiez de dix années de résidence habituelle en France, la préfecture est tenue de saisir pour avis la commission du titre de séjour avant de refuser. C’est une garantie substantielle : ne pas l’avoir saisie entache le refus d’illégalité. C’est, en pratique, l’un des moyens d’annulation les plus efficaces.

Si vous êtes algérien·ne, marocain·e ou tunisien·ne

Votre séjour est régi par un accord bilatéral, et non par le droit commun. Pour les ressortissant·es algérien·nes, l’admission exceptionnelle au séjour est purement et simplement inapplicable, l’accord du 27 décembre 1968 régissant l’ensemble de leur séjour. Pour les ressortissant·es marocain·es et tunisien·nes, elle ne peut pas être invoquée pour obtenir une carte salarié.

Ce n’est pas une impasse : la préfecture conserve dans tous les cas un pouvoir général de régularisation, et une instruction du 5 février 2024 l’invite expressément à en faire usage dans le cadre des métiers en tension. Mais le fondement juridique de la demande n’est pas le même, et une demande mal fondée est rejetée sans examen.

L’admission exceptionnelle est en revanche applicable aux ressortissant·es béninois·es, cap-verdien·nes, malien·nes et sénégalais·es.

04Résident

Passer à la carte de dix ans

La carte de dix ans change tout : elle se renouvelle de plein droit et permet d’exercer la profession de son choix. Depuis le 1er janvier 2026, elle est aussi devenue plus difficile à obtenir.

Articles L. 411-3, L. 413-7, L. 414-10, L. 423-6, L. 423-10, L. 423-16, L. 426-4 et L. 426-17 du CESEDA.

Votre situationDurée de séjour exigéeConditions
Conjoint·e de Français·e, marié·e depuis trois ans3 ansSéjour régulier, intégration républicaine
Parent d’un enfant français3 ansIntégration républicaine
Entré·e par regroupement familial auprès d’un·e résident·e3 ansIntégration républicaine
Séjour régulier ininterrompu, tous titres5 ansRessources au niveau du SMIC, assurance maladie
Réfugié·e, victime de violences conjugales, rente d’accident du travailAucuneDe plein droit

Certaines conventions avec des États d’Afrique subsaharienne ramènent la durée de cinq à trois ans, les autres conditions restant exigées.

Depuis le 1er janvier 2026, l’intégration républicaine suppose de réussir un examen civique avec au moins quatre-vingts pour cent de bonnes réponses, et de justifier du niveau B1 de français, au lieu du niveau A2 auparavant. Les personnes de plus de soixante-cinq ans en sont dispensées, et un aménagement est prévu en cas de handicap ou de maladie chronique.

Un levier que peu de gens connaissent

La liste réglementaire des pièces à fournir, annexée au code, n’a pas encore été mise à jour de ces nouvelles exigences. Or l’administration ne peut pas vous opposer une pièce qui ne figure pas dans une liste publiée. C’est un argument à faire valoir tant que la mise à jour n’est pas intervenue.

Les ressources exigées

Pour la carte obtenue après cinq ans de séjour, les ressources doivent être stables, régulières et suffisantes, au moins égales au SMIC, et sont appréciées sur les cinq années précédant la demande. Les prestations familiales, le revenu de solidarité active et l’allocation de solidarité spécifique n’entrent pas dans ce calcul. Les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés à taux plein et de l’allocation supplémentaire d’invalidité en sont dispensé·es.

Aucune condition de ressources n’est exigée pour les cartes délivrées au titre des attaches familiales.

La carte de résident permanent

Elle est à durée indéterminée. Vous pouvez la demander à l’expiration de n’importe quelle carte de résident, et elle est délivrée de droit dès le second renouvellement, sous réserve de l’ordre public et de l’intégration républicaine. Elle est attribuée d’office aux personnes de plus de soixante ans qui remplissent les conditions au moment du renouvellement.

La carte longue durée-UE et la circulation en Europe

Ce statut européen permet de séjourner plus de trois mois dans un autre État membre, sous conditions de ressources et d’assurance maladie. Il se perd après douze mois consécutifs d’absence du territoire de l’Union, mais toute présence physique dans l’Union, même de quelques jours, suffit à empêcher cette perte.

Attention à ne pas confondre : la perte du statut européen et la péremption de la carte française obéissent à des durées différentes.

05Refus

Si la préfecture refuse

Un refus n’est presque jamais définitif, mais il est souvent accompagné d’une obligation de quitter le territoire, et le délai pour agir se compte alors en jours.

Articles L. 432-13 à L. 432-15, L. 614-1 et suivants du CESEDA.

Refus seul, sans obligation de quitter le territoire
Deux mois pour saisir le tribunal administratif
Refus assorti d’une obligation de quitter le territoire
Un mois, sept jours ou quarante-huit heures selon votre situation
Aucune réponse depuis quatre mois
Refus implicite, à contester après demande des motifs

Le détail des délais, des moyens et des preuves à réunir figure sur la page consacrée au recours contre une obligation de quitter le territoire.

Ce que la préfecture aurait dû faire avant de refuser

Elle doit examiner votre situation dans son ensemble et motiver son refus, même lorsque vous ne détenez aucun droit : une formule générale ne suffit pas, la décision doit faire apparaître des éléments propres à votre situation. De nombreux refus sont annulés pour ce seul motif.

Elle doit également saisir la commission du titre de séjour si vous justifiez de dix ans de résidence habituelle, ou si vous remplissez les conditions d’un titre de plein droit. Et lorsque votre demande repose sur votre état de santé, l’avis du collège des médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration est obligatoire et constitue une garantie.

Ce que la préfecture n’est pas obligée de faire

Elle n’a pas à rechercher d’office si vous pourriez relever d’un autre fondement que celui que vous avez invoqué. C’est à vous de faire valoir expressément vos motifs exceptionnels, et de les documenter. Un dossier déposé sans exposé écrit de votre situation est un dossier affaibli avant même d’être examiné.

06Cabinet

Ce que fait le cabinet

Le cabinet accompagne la constitution du dossier avant le dépôt, et le recours si la préfecture refuse.

Première demande, renouvellement, régularisation, carte de résident, refus de séjour et obligation de quitter le territoire.

La matière est instable : la circulaire de référence a été abrogée en janvier 2025, les exigences de langue et d’instruction civique ont changé au 1er janvier 2026, et le dispositif des métiers en tension expire fin 2026. Un dossier préparé selon les critères d’il y a trois ans est un dossier perdu.

Le cabinet intervient en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin, en Guyane et devant les juridictions hexagonales.

En cas d’arrêté d’éloignement déjà notifié, voir contester une OQTF. En cas de refus ou d’ajournement d’une demande de nationalité, voir naturalisation refusée ou ajournée.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas l’examen d’une situation particulière. Le régime applicable dépend de votre nationalité, de votre situation familiale et de la date d’expiration de votre titre.

07Questions

Questions fréquentes

Combien d’années faut-il pour être régularisé·e ?

Aucun texte ne fixe de durée. Les critères que tout le monde cite encore, cinq ans de présence et huit bulletins de salaire, viennent d’une circulaire abrogée le 23 janvier 2025. La circulaire actuelle ne pose aucun chiffre et indique seulement qu’une présence d’au moins sept ans constitue un indice d’intégration. Dans la voie des métiers en tension, en revanche, la loi exige trois années de résidence ininterrompue et douze mois de travail sur les vingt-quatre derniers.

J’ai une promesse d’embauche, cela suffit-il ?

Non. Le Conseil d’État juge que la seule détention d’une promesse d’embauche ou d’un contrat de travail ne constitue pas à elle seule un motif exceptionnel de régularisation. Ce qui compte est l’ensemble : ancienneté et stabilité de votre insertion professionnelle, niveau de rémunération, qualification, besoins de recrutement dans le métier, démarches de votre employeur·se, respect de vos obligations fiscales.

Je suis algérien·ne, puis-je demander une régularisation ?

Pas sur le fondement de l’admission exceptionnelle au séjour : l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit l’intégralité de votre séjour, et ce dispositif vous est inapplicable. La préfecture conserve toutefois un pouvoir général de régularisation, et une instruction de février 2024 l’invite à en faire usage pour les métiers en tension. La demande doit donc être fondée autrement, faute de quoi elle est rejetée sans examen.

J’ai oublié de renouveler mon titre, que se passe-t-il ?

Vous perdez le renouvellement de plein droit et vous vous retrouvez en situation irrégulière : la préfecture recouvre son pouvoir d’appréciation, et un droit de visa de régularisation de cent quatre-vingts euros est dû. Si plus de six mois se sont écoulés depuis l’expiration, vous devez à nouveau justifier des conditions d’entrée en France, visa compris. Déposez le plus vite possible, la date de dépôt est ce qui compte.

Puis-je travailler pendant l’instruction de ma demande ?

Cela dépend du document qui vous est remis. Dans la voie des métiers en tension, un récépissé vous autorisant à travailler est délivré si votre dossier est complet. Dans les autres cas, le récépissé n’emporte pas nécessairement autorisation de travail. Après l’expiration d’une carte de résident, vous conservez en revanche vos droits sociaux et le droit de travailler pendant trois mois.

Quel niveau de français faut-il pour la carte de dix ans ?

Le niveau B1 depuis le 1er janvier 2026, contre le niveau A2 auparavant. Il faut en outre réussir un examen civique avec au moins quatre-vingts pour cent de bonnes réponses. Les personnes de plus de soixante-cinq ans en sont dispensées, et un aménagement est prévu en cas de handicap ou de maladie chronique.

La préfecture ne répond pas depuis des mois, que puis-je faire ?

Le silence gardé pendant quatre mois vaut refus, et ce refus peut être contesté devant le tribunal administratif. Demandez d’abord la communication des motifs, faute de quoi l’absence de motivation ne suffira pas à le faire annuler. Si c’est la prise de rendez-vous qui est impossible, le juge peut ordonner à la préfecture d’en fixer un, à condition que vous prouviez vos tentatives : conservez les captures d’écran datées.

J’ai déjà eu une OQTF, puis-je quand même déposer une demande ?

Oui, mais il faut le savoir avant de déposer. Depuis la loi du 26 janvier 2024, une obligation de quitter le territoire non exécutée peut à elle seule fonder un refus, et le ministère demande aux préfectures de retenir une ancienneté de trois ans. C’est la première question à examiner, parce qu’elle commande la stratégie et parfois le moment du dépôt.

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Facultatif. Convocation, OQTF, avis à victime, ordonnance, ou photo d’un courrier. Un seul fichier, en PDF, JPEG, PNG ou HEIC, 8 Mo au maximum.

Les informations transmises servent uniquement à traiter votre demande et ne sont communiquées à personne. Cet échange est couvert par le secret professionnel.

Si votre titre expire dans moins de deux mois, ou si un refus vient de vous être notifié, ne différez pas : c’est la date de dépôt du dossier ou du recours qui vous protège.