Vaïté Corin.Avocate à la Cour
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Défense pénale

Garde à vue

Ce que la police et la gendarmerie peuvent faire, ce que l’on doit vous notifier, ce que votre avocat·e peut obtenir, et ce qui se joue dans les premières heures.

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01Placement

Ce qu’est une garde à vue

La garde à vue est une mesure de contrainte. Elle suppose des raisons plausibles de soupçonner que vous avez commis une infraction, et elle ne peut durer que si elle reste l’unique moyen d’atteindre un but précis fixé par la loi.

Articles 62-2 et 63 du code de procédure pénale.

La mesureCe qu’elle permetDurée
Garde à vueVous maintenir à la disposition des enquêteur·rices24 h
Audition libreVous entendre sans contrainte : vous pouvez partirLibre
Retenue comme témoinLe temps strictement nécessaire à votre audition4 h
Vérification d’identitéÉtablir votre identité4 h
Retenue d’un·e mineur·e de 10 à 13 ansCrime ou délit puni d’au moins cinq ans12 h

Aucune garde à vue n’est possible pour une contravention, ni pour un délit qui n’est pas puni d’emprisonnement. C’est la première vérification à faire.

Les six motifs, et pourquoi ils comptent

La garde à vue doit être l’unique moyen de parvenir à l’un de ces objectifs : mener des investigations qui exigent votre présence, garantir votre présentation au parquet, empêcher que les preuves soient modifiées, empêcher des pressions sur les témoins ou les victimes, empêcher une concertation avec d’éventuel·les complices, ou faire cesser l’infraction.

Autant être lucide : le contrôle exercé sur ces motifs reste faible. La chambre de l’instruction peut même substituer un autre motif à celui qu’avait retenu l’officier de police judiciaire, et il n’existe aucun contrôle juridictionnel immédiat de la décision de placement.

Qui décide, et qui contrôle

La décision appartient à l’officier ou l’officière de police judiciaire, d’office ou sur instruction du parquet. Ni le procureur de la République ni le·la juge d’instruction ne peuvent placer eux-mêmes en garde à vue : ils peuvent le faire faire.

Le parquet doit être informé dès le début de la mesure, du placement, de ses motifs et de la qualification retenue. En pratique, la jurisprudence tolère environ une heure : un avis donné à cinquante-trois minutes est régulier, à une heure quinze il ne l’est plus. Et le procès-verbal doit mentionner l’heure de cet avis, faute de quoi la garde à vue est annulée.

02Audition

L’audition libre, qui n’en est pas une

Une convocation pour « une simple audition » n’est pas une convocation anodine. C’est un régime distinct, avec des droits plus faibles, et l’on y est entendu·e comme suspect·e.

Article 61-1 du code de procédure pénale.

Audition libre

  • Vous pouvez quitter les locaux à tout moment
  • On doit vous l’avoir dit avant de vous entendre
  • Droit à un·e avocat·e si l’infraction est punie d’emprisonnement
  • Droit au silence, droit à un interprète

Garde à vue

  • Vous êtes retenu·e, vous ne pouvez pas partir
  • Durée encadrée, prolongation possible
  • Avocat·e dès le début, entretien confidentiel
  • Examen médical, information d’un proche

Si vous avez été conduit·e devant les enquêteur·rices sous contrainte par la force publique, l’audition libre est exclue : ce doit être une garde à vue. Et si une garde à vue suit immédiatement une audition libre, son point de départ est l’heure du début de l’audition, pas celle du placement.

Ce qu’on doit vous dire avant de vous entendre

La qualification, la date et le lieu présumés de l’infraction ; votre droit de quitter à tout moment les locaux ; votre droit à un interprète ; votre droit de faire des déclarations, de répondre aux questions ou de vous taire ; votre droit à un·e avocat·e si l’infraction est un crime ou un délit puni d’emprisonnement ; et la possibilité de conseils juridiques gratuits.

03Durée

Combien de temps peut-on vous retenir

Vingt-quatre heures, une prolongation possible de vingt-quatre heures, et des régimes dérogatoires qui vont bien au-delà. Le décompte ne commence pas au moment où on vous l’annonce.

Articles 63, 706-88 et 706-88-1 du code de procédure pénale.

SituationDurée maximaleQui autorise la prolongation
Régime de droit commun48 hProcureur de la République, ou juge d’instruction
Criminalité organisée, trafic de stupéfiants96 hJuge des libertés et de la détention
Terrorisme144 hJuge des libertés et de la détention
Mineur·e de 13 à 16 ans24 hProlongation seulement si crime ou peine d’au moins cinq ans
Ce qui s’ouvre, heure par heure Dès la 1re minute Notification de vos droits, entretien de 30 min avec l’avocat·e 24e heure Décision de prolongation. Nouvel entretien, 2e examen médical 0 h 24 h 48 h Les vingt-quatre premières heures Prolongation, si elle est décidée Dans les 3 heures Un proche prévenu, examen médical Au terme Vous sortez, ou vous êtes présenté·e au procureur

Le décompte part de l’heure de votre appréhension, ou de toute mesure de contrainte pour les mêmes faits, y compris un dégrisement. Une hospitalisation ne l’interrompt pas.

La prolongation n’est pas automatique

Elle suppose un crime ou un délit puni d’au moins un an d’emprisonnement, et qu’elle soit l’unique moyen d’atteindre l’un des six objectifs de la loi. Elle doit être autorisée par écrit et motivée.

Votre présentation préalable au magistrat n’est plus systématique depuis 2019 : le parquet peut y subordonner sa décision, et elle peut se faire par visioconférence. Si vous n’êtes pas présenté·e, vous pouvez faire consigner vos observations dans un procès-verbal qui doit être transmis au magistrat avant sa décision.

La prolongation ouvre de nouveaux droits : un second examen médical, et un nouvel entretien avec votre avocat·e. Ne pas vous les notifier fait annuler la mesure.

04Droits

Les droits qu’on doit vous notifier

Vos droits doivent vous être notifiés immédiatement, dans une langue que vous comprenez. Le formulaire qu’on vous remet ne vaut pas notification.

Articles 63-1, 63-2 et 63-3 du code de procédure pénale.

  • Connaître la durée de la mesure et les prolongations possibles
  • Connaître la qualification, la date et le lieu présumés de l’infraction
  • Connaître les motifs de votre placement
  • Faire prévenir un proche, et votre employeur·se
  • Faire prévenir vos autorités consulaires si vous êtes étranger·e
  • Être examiné·e par un médecin
  • Être assisté·e d’un interprète
  • Consulter certaines pièces du dossier
  • Présenter des observations pour demander la fin de la mesure
  • Vous taire, après avoir décliné votre identité

Aucune condamnation ne peut être prononcée sur le seul fondement de déclarations faites sans que le droit au silence ait été notifié. Et les propos tenus avant cette notification ne peuvent même pas être retranscrits au procès-verbal.

Prévenir vos proches

Vous pouvez faire prévenir par téléphone une personne avec qui vous vivez, un parent en ligne directe, un frère ou une sœur, et, depuis le 1er juillet 2024, toute autre personne que vous désignez. Vous pouvez aussi faire prévenir votre employeur·se. Les diligences doivent être faites dans les trois heures de votre demande.

Le parquet peut différer ou refuser cet avis si c’est indispensable au recueil des preuves ou pour prévenir une atteinte grave à la vie, à la liberté ou à l’intégrité d’une personne. Jamais, en revanche, pour les autorités consulaires. Depuis 2016, l’officier de police judiciaire peut aussi vous autoriser à communiquer vous-même, trente minutes au plus, sous son contrôle.

L’examen médical

Vous pouvez le demander, et il est de droit si un membre de votre famille, ou la personne prévenue à votre demande, le réclame. Les diligences doivent intervenir dans les trois heures. Le médecin se prononce sur votre aptitude au maintien en garde à vue et procède à toutes constatations utiles, à l’abri du regard et de toute écoute. Un examen par période de vingt-quatre heures, et un second en cas de prolongation.

Un maintien en garde à vue malgré un état de santé jugé incompatible fait annuler la mesure.

Le droit au silence, et sa limite

Il peut être exercé à tout moment, et il figure désormais à l’article préliminaire du code. Une limite doit être dite : se taire ne permet pas de mettre fin à l’interrogatoire, qui peut se poursuivre. Et toute renonciation à ce droit doit être non équivoque.

05Avocat

Votre avocat·e

Vous avez droit à un·e avocat·e dès le début de la garde à vue, et à tout moment ensuite. Depuis le 1er juillet 2024, aucun délai d’attente ne permet plus de vous entendre sans elle ou lui.

Articles 63-3-1, 63-4, 63-4-1, 63-4-2 et 63-4-3 du code de procédure pénale.

Dès le placement
Entretien confidentiel de trente minutes, sur place, non fractionnable
Pendant les auditions
Assistance aux auditions et confrontations, si vous la demandez
Au début de la prolongation
Un nouvel entretien de trente minutes
Vous ne connaissez pas d’avocat·e
Le·la bâtonnier·e en commet un·e d’office, saisi·e sans délai

Il faut le dire franchement : votre avocat·e n’a pas accès au dossier. La loi ne lui ouvre que le procès-verbal de placement et de notification des droits, le certificat médical, et les procès-verbaux de vos propres auditions. Sans copie.

Ce que votre avocat·e peut faire, et quand

Si vous demandez son assistance, vous ne pouvez pas être entendu·e sur les faits sans sa présence, sauf renonciation expresse de votre part mentionnée au procès-verbal. Pendant l’audition, il ou elle peut prendre des notes, mais ne peut poser de questions qu’à la fin. Des observations écrites peuvent être jointes à la procédure.

Vous avez également droit à un·e avocat·e lors des reconstitutions et des séances d’identification. En revanche, il n’y a pas de droit d’assister aux perquisitions.

Quand l’intervention peut être différée

À titre exceptionnel, pour des raisons impérieuses tenant aux circonstances de l’enquête, l’intervention peut être reportée de douze heures sur décision du parquet, et jusqu’à vingt-quatre heures sur décision du juge des libertés et de la détention si la peine encourue atteint cinq ans. En criminalité organisée, le report peut aller jusqu’à quarante-huit heures, et soixante-douze heures en matière de trafic de stupéfiants et de terrorisme.

Ces reports ne sont jamais applicables aux mineur·es. Un report ordonné sans mention des raisons impérieuses ni de sa durée fait annuler la mesure.

Si la personne gardée à vue est mineure

L’assistance d’un·e avocat·e est obligatoire, et l’accord des représentant·es légaux·ales ne dispense pas d’une assistance effective. Les représentant·es peuvent désigner un·e avocat·e même si le mineur ou la mineure en a choisi un·e autre, sous réserve qu’il ou elle le confirme.

L’information des représentant·es légaux·ales est obligatoire et n’incombe pas au mineur. Avant seize ans, l’examen médical est ordonné d’office dès le début de la mesure. Les auditions font l’objet d’un enregistrement audiovisuel obligatoire.

06Suites

La sortie, et les nullités

La fin de la garde à vue n’est pas toujours la sortie. Et l’annulation d’une garde à vue irrégulière, quand elle est obtenue, n’a pas la portée qu’on lui prête.

Articles 63-8, 77-2, 174 et 803-3 du code de procédure pénale.

Le parquet ne demande rien
Remise en liberté, avec information sur les suites
Le parquet demande votre présentation
Déferrement, avec une rétention possible de vingt heures au tribunal
Un an après le début de la mesure
Vous pouvez demander à consulter le dossier et à présenter des observations

Le déferrement

Lorsque le parquet demande votre présentation et que vous ne pouvez pas comparaître le jour même, la loi permet de vous retenir dans les locaux de la juridiction, vingt heures au plus à compter de la levée de la garde à vue, faute de quoi vous devez être immédiatement remis·e en liberté.

Ce n’est qu’une possibilité, et elle suppose des locaux adaptés dont toutes les juridictions ne disposent pas. En Martinique, le dépôt n’accueille pas de personnes pour la nuit, ce qui n’est pas le cas partout.

Lorsque cette rétention a lieu, vous pouvez faire prévenir un proche, vous alimenter, être examiné·e par un médecin, et vous entretenir à tout moment avec un·e avocat·e qui, cette fois, peut consulter l’entier dossier de la procédure.

Devant le procureur de la République, on doit vous faire connaître les faits reprochés et leur qualification, vous informer de votre droit à un·e avocat·e et de votre droit de vous taire. Votre avocat·e, ou vous-même si vous n’êtes pas assisté·e, pouvez consulter le dossier sur-le-champ, et le magistrat peut recueillir vos observations ou procéder à votre interrogatoire. Ces formalités figurent au procès-verbal à peine de nullité. C’est le premier moment où une défense peut s’exercer sur le dossier.

Ce qui fait annuler une garde à vue

Il n’existe plus de nullité automatique : il faut qu’une formalité substantielle ait porté atteinte à vos intérêts. Certaines irrégularités sont toutefois regardées comme faisant nécessairement grief : avis tardif ou absent au parquet, notification tardive et injustifiée des droits, dépassement de la durée légale, absence de notification des droits attachés à la prolongation, refus d’informer l’avocat·e que vous avez choisi·e, notification d’une qualification inexacte, maintien malgré un état de santé incompatible, ou recours à un stratagème déloyal.

D’autres supposent que vous démontriez le grief : l’absence d’avis à votre employeur·se, le défaut de remise du formulaire, l’omission du lieu présumé de l’infraction.

Ce que l’annulation ne fait pas

Elle n’efface que les actes dont la garde à vue est le support nécessaire, et laisse intacts les actes antérieurs réguliers. Elle ne peut être invoquée que par la personne concernée, et doit être soulevée avant toute défense au fond : jamais pour la première fois en appel ou en cassation.

Surtout, une condamnation survit à l’annulation dès lors que les juges ne se sont fondés ni exclusivement ni même essentiellement sur les déclarations annulées. Promettre une libération parce que la garde à vue est irrégulière serait vous mentir.

07Cabinet

Ce que fait le cabinet

Le cabinet intervient en garde à vue, y compris la nuit et le week-end.

Assistance en garde à vue et en audition libre, déferrement, comparution immédiate, instruction et jugement.

Deux choses se jouent en quelques heures : ce que vous dites, et ce qui sera consigné. L’entretien préalable sert précisément à décider de la ligne à tenir avant la première audition, et non après.

Si un·e proche est en garde à vue, vous pouvez appeler le cabinet vous-même : la désignation faite par la personne prévenue devra simplement être confirmée par l’intéressé·e. Pour un enfant mineur, les représentant·es légaux·ales peuvent désigner directement un·e avocat·e.

Une garde à vue peut avoir des suites au-delà du pénal. Pour un·e étranger·e, elle peut retentir sur le droit au séjour et sur une demande de nationalité : voir titre de séjour et naturalisation refusée ou ajournée. Si les faits concernent un accident de la circulation, voir accident de la route.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas l’examen d’une situation particulière. En garde à vue, ne renoncez à aucun droit avant d’avoir parlé à un·e avocat·e.

08Questions

Questions fréquentes

Suis-je obligé·e de répondre aux questions ?

Non. Après avoir décliné votre identité, vous avez le droit de faire des déclarations, de répondre aux questions ou de vous taire, et ce droit doit vous être notifié. Aucune condamnation ne peut être prononcée sur le seul fondement de déclarations faites sans cette notification. Une limite, cependant : se taire ne met pas fin à l’audition, qui peut se poursuivre.

Ai-je droit à un·e avocat·e tout de suite ?

Oui, dès le début de la garde à vue et à tout moment ensuite. Depuis le 1er juillet 2024, le délai d’attente de deux heures qui permettait de vous entendre sans avocat·e a été supprimé : si vous demandez son assistance, vous ne pouvez plus être entendu·e sur les faits sans sa présence, sauf renonciation expresse de votre part. L’entretien confidentiel dure trente minutes, sur place, et n’est pas fractionnable.

Mon avocat·e aura-t-il accès au dossier ?

Non, et c’est essentiel à comprendre. La loi ne lui ouvre que le procès-verbal de placement et de notification des droits, le certificat médical et les procès-verbaux de vos propres auditions, sans copie. C’est précisément pourquoi ce que vous dites lors du premier entretien compte autant.

On me convoque pour une « simple audition », dois-je m’en inquiéter ?

C’est une audition libre, et vous y êtes entendu·e comme suspect·e, avec des droits plus faibles qu’en garde à vue. On doit vous avoir dit avant de vous entendre quelle infraction vous est reprochée, que vous pouvez partir à tout moment, que vous pouvez vous taire, et que vous avez droit à un·e avocat·e si l’infraction est punie d’emprisonnement. Appelez avant de vous y rendre : c’est le moment le plus utile.

Combien de temps peut-on me retenir ?

Vingt-quatre heures, prolongeables une fois de vingt-quatre heures si l’infraction est punie d’au moins un an d’emprisonnement, sur autorisation écrite et motivée. En criminalité organisée et en matière de stupéfiants, la durée peut atteindre quatre jours, et six jours en matière de terrorisme. Le décompte part de votre appréhension, pas du moment où on vous l’annonce.

Peut-on prévenir ma famille et mon employeur·se ?

Oui, et les diligences doivent être faites dans les trois heures de votre demande. Vous pouvez faire prévenir une personne avec qui vous vivez, un parent en ligne directe, un frère ou une sœur, et depuis juillet 2024 toute autre personne que vous désignez, ainsi que votre employeur·se. Si vous êtes étranger·e, vos autorités consulaires peuvent être prévenues, et cet avis-là ne peut jamais être différé.

Mon enfant mineur est en garde à vue, que puis-je faire ?

Vous devez être informé·e, et cette information n’incombe pas à votre enfant. L’assistance d’un·e avocat·e est obligatoire, et votre accord ne dispense pas d’une assistance effective. Vous pouvez désigner un·e avocat·e même si votre enfant en a choisi un·e autre, sous réserve qu’il ou elle le confirme. Avant seize ans, l’examen médical est ordonné d’office, et les auditions sont filmées.

Une garde à vue irrégulière fait-elle tomber la procédure ?

Rarement autant qu’on l’espère. L’annulation n’atteint que les actes dont la garde à vue est le support nécessaire, laisse intacts les actes antérieurs réguliers, et doit être soulevée avant toute défense au fond. Surtout, une condamnation survit dès lors que les juges ne se sont fondés ni exclusivement ni essentiellement sur les déclarations annulées. Cela reste un terrain de défense sérieux, mais ce n’est pas une clé de sortie.

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Facultatif. Convocation, OQTF, avis à victime, ordonnance, ou photo d’un courrier. Un seul fichier, en PDF, JPEG, PNG ou HEIC, 8 Mo au maximum.

Les informations transmises servent uniquement à traiter votre demande et ne sont communiquées à personne. Cet échange est couvert par le secret professionnel.

Un·e proche peut appeler à votre place. La désignation faite par la personne prévenue devra simplement être confirmée par l’intéressé·e.